L ancé l’an dernier, le bonbon OG Krunch, au marketing provocateur, s’exporte déjà dans toute la France. Un bonbon au chocolat aux airs de cannabis , dans un emballage façon pochons d’herbe et dont le slogan balance sans ambages “Fais tourner !” : le concept OG Krunch, créé à Nîmes il y a moins d’un an, a réussi son buzz. Avec son marketing subversif, truffé de références aux stupéfiants, cette confiserie garantie sans psychotropes est déjà distribuée à travers la France par une quarantaine de revendeurs (“dealers” dans le langage de la marque). Un succès pour cette aventure soutenue à ses débuts par un financement participatif sur le site KissKissBankBank. “Le crowdfunding nous a permis de collecter 8 500 €, de quoi financer entre autres nos achats de stock et nous faire connaître”, explique Étienne Lallement, responsable administratif de l’entreprise, dans un bureau aux airs de chambre d’étudiant, près de la route d’Alès. Son binôme pâtissier a quitté l’aventure. Il est aujourd’hui remplacé par Pierre Valot, un ancien Compagnon du devoir et candidat au Meilleur apprenti de France. “Un ami d’enfance, basé à Paris, nous a aussi rejoints. Il s’occupe de la logistique et des achats. Le quatrième membre de l’équipe est un pote d’école de commerce. Il occupe le poste de business développeur.” Ce qui pouvait ressembler à une blague potache se révèle donc un projet commercial tout à fait sérieux, sur un créneau de niche, visant une clientèle branchée. La SARL produit environ 50 kg par semaine dans son laboratoire de Garons. Cœur de cible : “Les 20-35 ans au mode de vie urbain, amateurs de skate et de hip-hop.”

À Paris, 500 sachets écoulés en un mois

Si l’idée d’une boutique rue Notre-Dame a finalement été abandonnée “faute de potentiel commercial”, ce produit 100 % nîmois fait parler de lui sur de grands événements…

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